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5 septembre, 2014

Une Love story digne de “Loft Story “

Classé dans : Non classé — Sébastien @ 16:08

Toute ressemblance avec des personnes connues serait purement fortuite…

Ségolène entre dans le bureau de François (un magnifique bureau lambrissé, au parquet en chêne massif recouvert d’une énorme moquette avec au milieu un bureau hideux blanc type Ikéa ) :

-          Bonjour ma chère, vos nouveaux appartements vous conviennent-ils ?

-          Voilà que tu me vouvoies maintenant ?

-          Que je vous voussoie ma chère, quand on la charge d’un pays, fût on un Président normal, on se doit de parler correctement.

-          Tu n’es pas dans ton assiette François ? Je sais que tu sais à quel point j’aime qu’on parle bien, que cela est dans mon éducation de fille de militaire mais tu es sûr que ça va ? En tout cas, même si ma rancœur est encore tenace, je te remercie pour le portefeuille…

-          (il la coupe) Tu t’en souviens aussi de ce joli portefeuille en crocodile que tu m’avais offert pour notre 3ème Saint-Valentin ?

-          Tiens voilà que tu me re-tutoies maintenant ?

-          (déférent) Je m’adressais à la femme pas à la ministre.

-          Mais enfin François arrête ! Je croyais que tu m’avais fait venir pour tracer les lignes de la politique que je devais mettre en œuvre pour protéger nos concitoyens contre les dangers de la pollution qui fait mourir les petits oiseaux dans leur nid, ce qui me met en colère !

-          Attention ma chère la colère est mauvaise conseillère : elle vous fit naguère perdre la présidence, et vous valut de ne pas être assise sur le siège qu’aujourd’hui j’occupe…

-          C’est moins cette phrase malheureuse que les coups de poignards que j’ai reçu dans le dos de mes proches qui m’a fait perdre. Te souviens-tu ?

-          Ah ! Il faut donc que je porte cette infamie jusqu’à la consommation des temps ? Ne pourras-tu jamais me pardonner : vois mon état. [Plaintif] Je dois régler sans cesse la marche du monde, on m’appelle pour intervenir en Afrique, je me mêle des affaires de l’Ukraine, j’apporte mes secours en Libye, pas un front où je n’intervienne ! Je suis si seul et si démuni. Et ce peuple français qui ne comprend rien : pourquoi veut-il que j’agisse comme un socialiste alors le monde entier est libéral et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? [Sérieux] Et puis, l’important c’est la montée du Front National : le péril bleu marine, voilà ce contre quoi nous devons nous battre, nous devons dire « non », un non ferme, un non résolu, un non affirmé au fascisme. Il représente le danger principal auquel notre société est confrontée. Et puis après tout, l’objectif principal de notre vie sur terre n’est-il pas d’accumuler de l’argent, car c’est bien connu : plus le gâteau est gros plus les miettes sont grosses. J’ai aussi fait mienne la maxime de Mandeville selon quoi « les vices privés font les vertus publiques »…

-          (Elle le coupe, amère) et tu l’as mise en œuvre plus que de raison ces dernières années…

-          Ne crois pas ça, je suis si seul, si isolé que je faiblis parfois, à mon grand regret, n’était la place que j’occupe, j’en pleurerais tellement je suis seul alors il me faut bien quelqu’un pour partager mon auguste couche.

-          Mais ressaisis-toi François ! Tu as un pays à guider, et une Europe à construire avec nos amis américains ; sans compter que les méchants sont plus méchants que jamais : regarde  cette coalition hideuse, on croirait un « block-buster »[1] hollywoodien : Bachar l’assassin, Vladimir le terrible, Kim le rouge. J’en tressaille chaque soir, heureusement pour nous que l’oncle Barack veille sur nous et la destinée du monde. Vraiment Nicolas a eu raison de nous faire réintégrer l’OTAN, voilà qui nous protège et te permet de faire preuve de fermeté avec les vilains qui veulent la fin de la démocratie. Et puis tu as l’Europe non ? L’Ange est là, te montrant la voie à suivre et la voix à donner. Les allemands sont un modèle. Plus de chômage chez eux, plus de fraude à la sécurité sociale (car de toute façon il n’y en a plus), tu devrais vraiment songer à faire comme elle : forcer les chômeurs à accepter n’importe quel emploi, payé à n’importe quel prix, c’est à ce prix-là qu’on mange à sa faim. Non mais est-ce que tu as vu comme c’est dur de pouvoir à un poste de secrétaire administrative dans nos cabinets ministériels ? Personne qui ne veuille venir travailler pour 1500 € par mois, avec certes quelques heures supplémentaires à faire, mais pas plus de 20 par semaine et quelques week-ends par-ci, par-là, mais c’est pas la mort quand même ? Personne qui cherche à se sortir de son trou ! Moi j’ai bien élevé 4 enfants en étant ministre et présidente de région non ?

Et en plus tu as vu comment les méchants russes osent écouter le peuple lorsqu’il s’exprime en Crimée et on veut nous faire croire que c’est ça la démocratie ? Ce n’est pas en France que ça arriverait : nous quand ce sot peuple ne comprend pas : soit on le sait et on ne le consulte pas, soit on se débrouille faire l’inverse de ce qu’il réclame s’il a le malheur de ne pas comprendre quel avenir en or on lui concocte. Sans cela comment aurait-on fait l’Europe ? [exaltée]  Vraiment, c’est à ça qu’on voit que la France est la patrie des droits de l’Homme, de la Femme et du Transgenre !

-          Tu me troubles ma Ségo, c’est tellement profond ce que tu dis (il se lève de son siège et s’approche d’elle, puis se regardant dans un miroir :)  Tu ne trouves pas que je suis mieux depuis que j’ai maigri ? Je crois que les français se reconnaissent en moi : un homme un peu ordinaire qui a réussi son régime et qui gagne la présidentielle.

-          (visiblement agacée : ) François… Je ne suis pas « ta ségo », pas plus que celle de quelqu’un d’autre d’ailleurs… Si je t’ai connu c’est pour avoir des enfants et tu m’en as donné des beaux c’est vrai, mais jamais ton physique n’a été ce qui m’a plu en toi.

-          Ah pauvre de moi !!! (larmoyant)  j’aurais dû te demander en mariage, t’épouser ; ô combien la vie serait plus douce aujourd’hui avec une femme forte comme toi à mes côtés !

-          Quoi ? Tu m’as fait venir ici seulement pour me faire du rentre-dedans ? (l’air farouche) Et ce ministère, c’est au moins pour mes capacités que tu me l’as donné ?

-          Euh non, enfin je veux dire oui, enfin tu sais, les actrices sont pires encore que les journalistes qui sont pires que les femmes politiques…

-          Continue à t’enfoncer…

-          Ce n’est pas cela, mais Julie a des idées de gauche, pire que les miennes quand je militais au Parti Socialiste au début ! Elle est pire que Valérie, par certains côtés, qui était tout de même une sacrée pisse-vinaigre, tu en sais quelque chose… Elle veut une régularisation massive des sans-papiers, l’adoption pour tous, elle dit qu’il faut être moderne dans les mœurs que sais-je d’autre ? Par contre elle désire tout de même conserver les avantages liés à son statut, ça elle est claire là-dessus : elle fait rêver les gens et le rêve ça se paye.

[Parcourant le bureau de long en large] Mais que diable suis-je allé faire dans cette galère ? Moi mon rêve c’était d’être dans un petit cabinet ministériel après l’ENA et qu’on me fiche la paix avec une bonne paie, mais là je suis perclus de responsabilités : pas un jour sans qu’on ne me demande mon avis sur un sujet quelconque. Je tâche de faire au mieux et je me rappelle les cours de science po et les conseils de Dominique ! Ah si seulement il était encore là et s’il n’avait pas fait cela. Elle avait bien besoin cette soubrette de jouer les midinettes avec un homme aussi intelligent que Dominique ? Ah là là (commençant à tourner en rond, les yeux au ciel et les bras lançant des imprécations) mais que vais-je devenir ? Mais que vais-je devenir ? (Puis je retournant vers elle) : il me reste toi ma douce ségo, tout cela m’a ouvert les yeux.  C’est toi la femme la plus importante de ma vie, toi à qui je dois tout. Reviens et j’annule tout.

-          Mais calme-toi : on dirait l’autre ! Pourquoi diable m’as-tu demandé de revenir au gouvernement ?

-          Tu n’as pas deviné ? Tu crois vraiment que la perte des élections m’a affecté ? Ces veaux de français ne comprennent pas la grandeur de ce que nous faisons. Nous faisons un boulot formidable, comme en Grèce mais sans qu’on nous le demande, et d’ailleurs, tu as vu comme la Grèce se relève rapidement ? Plus que 2 ou 3 ans de régime et le déficit sera réglé là-bas comme j’ai réglé mon problème de poids avant la présidentielle. Et puis tu sais Jean-Marcou, c’est le bon petit soldat : il fait ce qu’on lui dit de faire, il est presque parti sans qu’on  le lui demande ! Et de toute façon il préfère l’air nantais à la pollution parisienne, alors tout était dit. Ségo reviens… Je t’en supplie !

-          Tu veux dire que ton remaniement, ce ministère, Manuel… : tout ça c’était pour moi, pour me revoir ?

-          Oui mon ange, mon amour, ma déesse, tout ça et le reste. (De plus en plus extatique :) Et puis ça fera une belle histoire tout ça : on fera la une des journaux pendant des mois. Tu t’imagines : Gala, Paris-Match, moi en scooter dans Paris pour te rejoindre. Notre famille recomposée. Je te nomme Première Ministre.  Même Kim Jong-Il en pleure et je suis réélu. Fini ce petit crédit qui me tourmente tant pour ma maison aux Antilles. Je fais un second mandat (détachant les syllabes :) en-va-can-ces, toujours par monts et par vaux. Je visite quoi en premier ? Saint-Barth’. C’est original et on y va jamais là-bas ? Et tu nous imagines tous les deux, les doigts de pieds en éventail au bord de la mer, avec cette jolie petite secrétaire, (l’air sérieux et pensif d’un seul coup :) comment elle s’appelle déjà…  celle qui a des gros seins ? enfin bref elle nous sert les rafraîchissements ? Deuxième mandat : je fais mon Chirac rien à foutre de la France, juste mon plaisir. Si j’exagère :  de temps à autre, j’invite un Président étranger et je bloque les transports parisiens pendant une semaine comme avec les chinois, faut quand même leur faire payer à ces cons les tourments de mon premier mandat. C’est tellement beau, et si digne de mon génie…

-          AH, AH, coquin : tu te démasques ! Je vois clair dans ton jeu ! Je reviens, tu es réélu et tu te tapes toutes les secrétaires de l’Elysée….  Je suis pas une femme bête moi Monsieur ! Eh bien puisque c’est comme ça, je l’accepte ton grand ministère de l’écologie, tu vas en baver avec les centrales nucléaires qui font mal aux gentils oiseaux, je t’en promets de l’énergie renouvelable ! Et je vais t’en faire baver mon petit bonhomme !

-          Adieu mes rêves de gloire et de réélection. Je suis un homme brisé, c’est presque pire que si la note de la France avait perdu un « A » ! Vite une crise financière ou je suis fichu !


[1] Comprendre un film à grand spectacle

Incipit

Classé dans : Non classé — Sébastien @ 16:05

« Un homme qui a raison vingt-quatre heures avant tout le monde passe pour un fou pendant vingt-quatre heures »

Rivarol

« Il n’est rien de si absent que la présence d’esprit »

Rivarol

L’auteur de ces pages tient à présenter les propos liminaires suivants.

Ces quelques pages ont été écrites par l’auteur afin de présenter sa vision du monde, il n’a pas la prétention d’imposer son système philosophique, ni ses idées, même s’il pense qu’elles méritent que l’on y réfléchisse. L’esprit général de ces pages est de conduire à la réflexion.

Pour comprendre qui est l’auteur, il suffira au lecteur de savoir qu’il vénère J. Dutourd (en-dehors de son dernier roman Leporello) et qu’il le tient pour un des plus grands romancier du vingtième siècle ; qu’il professe un goût prononcé pour Montherlant, Stendhal, Balzac et Wilde ; que ses maîtres en matière de philosophie sont Platon, Descartes, Voltaire et Alain ; que ses idées politiques sont proches de celles de G. Orwell et de JC Michéa, qu’il se revendique donc comme un anarchiste tory, c’est-à-dire comme un anarchiste conservateur ou un socialiste populiste (c’est-à-dire proche des valeurs et des idées du peuple).

Qu’on sache également, qu’outre la philosophie politique (où son inculture paraîtra notoire aux experts), l’auteur est passionné d’histoire, de littérature, d’art et de droit. Il n’a aucune empathie particulière pour les penseurs en lieu communs payées par l’Université, ni pour les autodidactes qui s’arrogent le droit de parler de choses qu’ils ne connaissent pas (engeance particulièrement courante sur l’internet).

Enfin l’auteur pense fondamentalement que l’être humain, et surtout le peuple, est dépositaire de valeurs intangibles et supérieures et que ces valeurs font l’homme. Il rejette donc en bloc la philosophie déconstructiviste des penseurs du dimanche et de la rédaction de 99,9 % de la presse française.

Bonne lecture.

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