Mélanges

5 septembre, 2014

Hommage (?) à Venner

Classé dans : — Sébastien @ 16:14

22/05/2013

Vieux, acariâtre, dépressif… Ces à ces mots et bien d’autres (« extrémiste, polémiste ») qu’a été salué le suicide de Dominique Venner. Les seuls qui ont paru contents sont les chaînes télévisées d’information en continue qui avaient là un sujet sur lequel gloser au moins jusqu’au prochain orage un peu important ; car dans notre curieux monde, et dans les écrits que liront les générations futures, ils apprendront que, tel dans les mondes totalitaires décrits par Orwell, les informations ne s’arrêtent jamais. Revenons à Venner.

Je dois avouer que j’ai lu sa revue dans ma jeunesse, et qu’elle a eu au moins un mérite : me faire découvrir Jean Dutourd. Pour le reste, l’ayant racheté récemment, je l’ai trouvée dans la moyenne de la bêtise d’extrême droite. Je ne serais jamais d’accord avec l’écrasante majorité de leurs idées, bien que je me garde d’invoquer à tout instant « la bête immonde du fascisme » ou nos naturellement « heures les plus sombres de notre histoire » (sans accent circonflexe).  L’autre mérite qu’on doit lui reconnaître est la rectitude dans ses idées : ne songez pas une seconde y trouver une idée socialiste (hormis ce curieux « socialisme » qui se mâtine de « national », qui donna Hitler).

J’ai aimé une phrase écrite par Venner « mettre la peau au bout de ses idées », je lui trouve une grandeur antique qui ferait pâlir un BHL, mais qu’aurait pu apprécier Hegel qui, lui, « ne tremblait pas devant la mort ».

Nous touchons là le nœud du problème : la mort. La chose la plus stupide qui puisse toucher la petite-bourgeoisie, non pas que ça l’affecte (après tout un mort c’est surtout un héritage pour un petit capitaliste), mais la sienne propre. « Mais je ne peux pas mourir, je suis l’homme le plus riche d’Europe ! » se serait exclamé pathétiquement Agnelli en rendant l’âme à qui d’ailleurs ? Dieu ? Pas sûr qu’il n’y ait cru autrement que par tradition de famille. Car c’est là le problème des petits athées contemporains : à qui rend-on son âme ? C’est bien beau de vouloir tuer Dieu, de ne croire ni en Dieu, ni en maîtres, mais cela condamne à vivre dans l’instant. Mais comme nous ne sommes pas des animaux, nous pensons. A quoi ? Il arrive que ce soit à la mort parfois… Quelle consolation en tirer ? Aucune puisque la mort n’amène pas de salut. La mort c’est la fin de la récréation : après avoir bien joui des merveilles modernes (TV, téléphone portable, Ipad, iphone, « i » (prononcer « ail ») tout ce qu’on veut : il faut retourner au sérieux de la vie et rendre misérablement tout cela dans le désespoir feint de la famille rassemblée une fois pour l’occasion.

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