Mélanges

10 février, 2008

Le Huitième jour

Classé dans : — Sébastien @ 0:11

Le Huitième jour,

ou le récit de la création comme il ne s’est pas passé

Récit de la création-Invention de L’EDF-Joie de l’homme-Mais pas de tous-Parabole de Prométhée-Divagations pas peu poétique sur un sujet non moins poétique-Tyrannie de l’homme sur la création-Moralité de tout cela.

Au commencement Dieu créa les cieux et la terre etc.

Et au huitième jour, c’est-à-dire au premier du règne de l’homme, celui-ci créa l’EDF. Aucune des merveilleuses trouvailles de l’omniscient ne réussit à rendre l’homme aussi heureux que celle qu’il nommait déjà la « fée électrique ». Grâce à elle il acquit la maîtrise de la nature qu’il décora bientôt du nom d’« environnement ». Il n’eut plus ainsi à attendre la lumière du jour pour s’éclairer, ni à inventer mille ruses pour faire ou conserver du feu. Le mythe de Prométhée ne fut pas créé qui vécut la vie d’un honnête grec, son commerce se limitant au territoire de l’Attique où il trafiqua avec les premiers commerçants juifs, ce qui lui valut d’être condamné pour malversations financières et fraude fiscale. On conviendra que c’est bien moins douloureux que d’être livré aux vautours du Caucase. Au bout de vingt ans, il fut libéré du pénitencier de l’Olympe pour bonne conduite, se maria et eut des enfants qui fondèrent la première compagnie de vente en grande surface. Le seul regret est que son nom passa aux oubliettes de l’histoire et Zeus n’eut aucune bonne raison d’en vouloir aux hommes. Ainsi mourut le polythéisme.

La compagnie EDF prospéra si bien que l’homme mit tous les animaux qu’il trouva à son service pour faire marcher l’entreprise « humanisée ». Le singe devint contremaître parce qu’il ressemblait le plus à l’homme, le lion gardien de nuit parce qu’il était le plus fort; quant à la raie elle fournit le courant électrique nécessaire, comme on s’en doute.

L’Eden ne vécut bientôt plus au rythme de la nature c’est-à-dire celui de Dieu, mais au rythme nouveau de l’homme et du progrès technique. Et dans les premières années du règne de l’homme ce ne furent qu’inventions: téléphone, télévision, fax, radio, etc. (si l’etc. nous est permis). Tout cela facilita grandement la vie de l’homme, qui d’ailleurs commença à se nommer l’homo sapiens. Il exerça une tyrannie sans faille sur les autres créatures de la création et toute nouvelle trouvaille de l’homme s’apparentait à une nouvelle manière de despotisme pour les pauvres animaux.

Il suit de là que toute médaille a son revers.

Méditations divines-Hésitations non moins divines-Invention du sommeil-Vengeance de Dieu-Réaction effarouchée de l’homme-Perte du paradis conséquente- Moralité de tout cela.

Dieu qui aimait l’homme malgré tout chercha une manière de lui faire comprendre son erreur sans pour autant se venger de lui. Il prit conseil auprès de Zeus qui lui souffla l’idée de faire enfanter la femme. L’idée le déconcerta sur le moment car le genre humain naissait seul depuis les débuts du temps, et, de plus, il lui vint à l’esprit que les dangereuses troupes féministe ne le laisserait pas faire. Après mûre réflexion il se résolut à agir, après tout l’homme ne lui devait-il pas son existence? Quel autre potier génial eut pu transformer de la terre glaise en un être à son image, sinon Dieu soi-même? Pourtant il fallait agir avec malice pour que sa créature ne s’aperçut de rien, et voilà comment fut créé le sommeil.

Dieu dans son esprit d’amour infini eut le tact d’informer le « genre humain » qu’il s’apprêtait à leur donner le sommeil afin de permettre de se reposer de son labeur. L’homme s’endormit donc ainsi que sa compagne. Mais pas dans les bras l’un de l’autre, car il est inconcevable pour des personnes « raisonnables » de dormir ensemble. Quand on est adulte et responsable, chacun dispose de sa chambre ou plus exactement de son « espace de vie ». L’homme poussé en cela par la femme embaucha, ou plutôt exigea du castor (qui est comme chacun sait menuisier de son état) une bonne literie avec des draps en soie qui mirent à contribution le ver à soie (pour la matière première) et l’araignée (pour les dons de tissage). Une fois qu’ils dormirent profondément, Dieu instilla dans l’âme féminine l’esprit de maternité, et fit rentrer ses organes procréateurs à l’intérieur de son corps, afin qu’elle pût accueillir sa progéniture. Subrepticement il introduisit dans l’esprit de l’homme des pensées lascives, et pour y faire contrepoids l’amour du mystère, et c’est pour cette raison que depuis lors les hommes sont partagés entre les plaisirs de la chair et ceux de la dévotion.

Au réveil l’homme ne regarda plus sa femme avec le même oeil, il la trouva belle et désirable; il eût commis quelque voie de fait sur elle, si la ligue féministe ne lui eut remontré qu’il s’agissait là d’une pratique prohibée et peu digne d’un être civilisé; l’homme eut beau arguer qu’il n’était qu’à l’âge d’or, que les doctrines sur la morale n’avait pas été inventé, rien n’y fit : la gent féminine resta inflexible.

L’homme se fâcha fort contre Dieu : pourquoi lui avoir donné le désir s’il lui empêchait de l’assouvir? Comment se contraindre une vie entière à ne pas profiter de ce corps qui lui semblait s’offrir mais qui n’était nullement offert?

« Décidément tu n’es jamais content, toi. Soit ! Tu gagneras désormais ton pain à la sueur de ton front. Fiche le camp de mon Paradis et que je ne t’y revois plus. »

Ce qui montre qu’il faut toujours accepter les faveurs des puissants même si cela ne fait pas plaisir.

L’homme se retrouve sur terre-au milieu des animaux-conséquences-plaintes éplorées- rancoeurs consécutives : il n’a plus l’EDF- comment il maîtrise le feu-moralité

Voici donc l’homme sur terre, voici qu’arrive un règne nouveau, voici que s’annonce des temps de paix et de félicités. Telle fut la propagande que l’homme claironna à tous les animaux pour les conserver comme ouvriers, car ils étaient nombreux, disciplinés et l’idée de se servir de ses semblables comme esclaves pas encore inventé, car il n’avait pas de semblables. Hélas en tombant des nues, il perdit un des dons fondamentaux: celui de parler le langage des animaux. Il ne fut pas compris. A telle enseigne qu’il s’en fallut de peu que le lion ne l’avala tout crû. Ses vêtements furent mis en pièce comme ceux des anachorètes qui peupleront plus tard les déserts. Le voici donc au milieu d’une nature hostile, peuplée d’animaux dangereux. Heureusement l’homme des débuts est un végétarien qui réprouve catégoriquement l’idée de faire couler le sang animal, il a pour cela une objection de conscience majeure soufflée par les pamphlets écologistes. Néanmoins il a toujours autant envie de la chair de sa femme, et il se dit qu’il ne risque plus, dans une contrée aussi déserte, d’être ennuyé par les ligues féministes. C’est ainsi que fut créé Abel, puis plus tard son frère Caïn. La femme de son côté, s’est vite rendue compte des désavantages de la situation de maternité, en premier lieu à cause des menstrues. Tous deux sont tristes car l’homme s’est rendu compte avec quelques millénaires d’avances de la véracité du quatrain du poëte grec Rufin: « si la femme plaisait après la volupté, jamais on ne se lasserait de son épouse, hélas chez toute une fois que l’amour est fait le charme est envolé ».

Les voici donc tristes. Ils pleurent, et ce d’autant plus que Dieu leur a retiré l’EDF. Les voilà sans chauffage, sans eau courante, sans électricité et sans blaireaux pour présenter les émissions télévisées (car se sont les blaireaux qui présentent les émissions des chaînes télévisées, du moins sur les chaînes divines). Ils sont tellement tristes qu’ils pleurent, de se voir mutuellement pleurer cela leur donne du chagrin, ce qui augmente leurs larmes. Dieu est accusé de tous les maux et de tous les mots, surtout lorsqu’il faut pousser la lourde charrette où sont entassées les provisions (d’où l’expression jurer comme un charretier).

Il lui faut dorénavant apprendre à maîtriser le feu sans les allumettes, et comme Adam n’est pas très doué, et qu’il n’a pas compris que l’eau éteint le feu ou le vent, il faut souvent trouver une autre flamme. Eve mit au point un stratagème; elle remarqua que dès qu’Adam jurait le nom de Dieu, celui-ci se mettait en colère et envoyait la foudre (il encourrait les foudres divines) ; quand le feu s’éteignait, elle exhortait Adam à jurer. C’était moins pratique que les allumettes mais plus rapide que les silex.

Il suit de ce qui précède que les femmes sont des êtres extrêmement observateurs.

Mauvaise nouvelle pour l’âme-Abel et Caïn-mauvais principes d’éducation- ses enfants se chamaillent-meurtre industriel du frère-le mauvais l’emporte toujours sur le bon-Dieu est perplexe-Moralité sur la perplexité de Dieu

Il s’en est donc fallut d’un fruit pour que l’homme devint un animal triste; l’âme depuis lors est l’objet d’un combat, d’une seconde naissance aussi intense que la naissance physique, d’où l’Homme naît ou disparaît. Car en naissant à l’âme l’homme naît à Dieu. On voit que les premiers hommes ne connurent guère l’âme, l’esprit et préférèrent se lamenter sur le paradis perdu tout aussi bien que l’homme moderne. On voit par là que ce genre de tracas ne date pas d’hier, mais de la plus haute antiquité.

Du désir de l’homme pour sa femme, naquirent deux enfants: Abel et Caïn. Eve fut contente, et destina l’un à l’agriculture, l’autre à l’industrie.

Dès leur plus jeune âge l’un et l’autre se mirent à la tâche. Tandis qu’Eve développait les facultés intellectuelles d’Abel, ainsi que sa science des chiffres, Adam ouvrait le coeur et l’esprit de Caïn à l’amour de la nature et à celui de Dieu dont il n’est que le reflet.

L’éducation d’Abel se fonda principalement sur les préceptes libéraux et bourgeois: l’importance de réussir, le goût de la luxure et du bonheur au sens de l’hédonisme. Celui de Caïn sur l’ordre naturel des choses, le conservatisme et la croyance en Dieu.

Ainsi se créèrent la droite et la gauche.

A partir de ce temps les repas de familles s’animèrent de plus en plus, les arguments répondaient aux arguments sous l’oeil amusé des parents qui reconnurent que le débat d’idée au sein de la famille avait quelque chose de « positif » et constituait le meilleur moyen d’apprendre la démocratie et la citoyenneté à leur progéniture. Il ne sortait jamais rien de ses débats, si ce n’est des larmes et des empoignades de plus en plus dures à mesure que les enfants grandirent. Vint un jour où l’Elohim, pour dissiper les malentendus qu’il était loin d’ignorer, puisque le Saint-Esprit est, selon l’expression du moyen-âge « le doux habitants du coeur » des hommes, décida de demander à chacun d’eux un présent.

Caïn offrit à l’éternel de quoi se nourrir, et Abel quelques produits manufacturés à la mode: un lecteur DVD, un portable, un Macintosh relié à internet.

Les cadeaux d’Abel ne plurent pas à Dieu: celui-ci lui dit: « Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu? Qu’ai-je besoin de tes moyens de communication, je connais l’homme dans le secret de son coeur, et son âme n’a pas un repli duquel je ne sois familier. Va et amuse-toi toi-même de tes jouets. »

Abel ne fut pas aise de ce choix; il déclara une guerre sans mercis à l’ennemi qu’est l’agriculture. Et si la fumée des offrandes de Caïn parvenait jusqu’alors aisément à Dieu, elle furent bientôt couvertes par les émanations de l’Abel corp.

Et la révolution industrielle obligea Caïn à une sorte de mort, puisqu’il fut résigné à travailler comme employé dans les usines de son frère; ainsi mourut l’agriculture et triompha l’industrie et les services.

Abel finit par tuer Caïn à la tâche, tellement il lui demanda de « productivité ».

Yahveh entra un jour dans l’usine d’Abel pour une tournée d’inspection, il y trouva Abel en train de négocier un important marché commercial; sa secrétaire qui était une fouine (c’est désormais un lieu commun) le fit attendre. Il vit sortir le directeur commercial qui était un chacal, et sut que la place était libre. A peine entré il lui demanda: « où est ton frère? ». On ne le trouva pas dans l’usine, mais un bousier qui travaillait aux ordures lui dit qu’il était mort et enterré.

Dieu se rendit compte que le progrès technique n’était pas compatible avec l’idée de divin. Mais comme il ne restait qu’Abel, l’éternel fit un signe sur sa tête pour que personne ne le tue.

Il convient d’en conclure que la fumée des usines est plus nocive que celle des feux de forêt.

Descendance-Famille nombreuse et problèmes subséquents-Lacrima Dei-Enquête des anges-La tragédie-Noë-Son bâteau-Ses animaux-Histoire des peuples sémites – Moralité

Les enfants d’Abel furent si nombreux que cela ne lassa pas de poser des problèmes. Comme dans toute famille où fleurit la descendance, il se crée des tensions en son sein; surtout lorsque les enfants sont éduqués avec les préceptes modernes. Il s’ensuivait des disputes monstrueuses, dignes des temps bibliques, et comme on ne sait plus en faire aujourd’hui, où toutes les traditions se perdent.

Dieu décidément bien las de tout cela s’interrogeait. Vraiment la création de l’homme posait plus de problèmes qu’elle n’apportait de solutions, était-ce l’âme, cette si petite chose que l’homme avait découvert en même temps que le goût de la pomme qui causait tant d’ennuis? Certes il est des secrets pour lesquels les homme ne seront jamais prêts. L’étincelle divine qui jaillit en chaque homme paraît un cadeau trop précieux pour lui. L’omniscient regrettait amèrement ce don infime de parcelle divine. Combien eut-il été plus sage de ne jamais soumettre l’homme à la tentation que représente la confiance; le diable existerait-il de toute éternité comme le bien, y aurait-il une dimension parallèle créée par les ténèbres? Dieu crut devenir dualiste. Pensant ainsi Yahvé versa une larme, puis deux, puis trois qui à force formèrent un déluge.

Il existait dans les déserts d’Israël, un être bon qui faisait fructifier sa maisonnée, cultivait ses champs et donnait des connaissances théologiques à ses enfants. Comme il vivait à l’écart du monde, son coeur était droit, ses pensées bonnes. Il n’entrait en lui aucune mauvaise idée corrompue par l’art de la société. Dieu ne regardant plus ses créatures depuis des lustres se dit qu’en noyant ainsi ses créations sous un déluge il devrait peut-être y voir de plus près. Il dépêcha ses archanges sous toutes les latitudes, et tous revenaient avec de sinistres nouvelles, partout régnaient le désordre. Les sociétés pauvres se déchiraient dans des guerres intestines ou frontalières dont aucun ne pouvait dire avec certitude comment et pourquoi elles avaient commencées; quant aux sociétés riches elles écrasaient l’homme sous le double fardeau du travail et de l’argent dans le mépris total des traditions, des patries et de la croyance. Alors que les larmes de Dieu redoublaient vint enfin une bonne nouvelle, un exilé oublié vivait dans la paix de l’âme et dans le Verbe. Il fallait le sauver. Les castors construisirent un grand bateau nommé arche, et l’envoyèrent à Noë. Comme les bêtes n’avaient pas d’âme, Dieu les sauva.

Ainsi commença le déluge. Tout fut engloutit. Les peuples qui gouvernaient furent anéantit sans coup férir. Une nouvelle race s’étendrait sur la Terre: le peuple sémite. Au bout de quarante jours célestes (soit environ deux cents années terrestres), Noë lâcha un première hirondelle qui revint sans rien. Quelques temps après Noë guidé par Dieu fit faire un voyage à une colombe qui revint avec un rameau d’olivier signe que les temps étaient venues de pouvoir habiter à nouveau la Terre.

Et devant les yeux ébahis de Noë se dressa une nouvelle terre et de nouveaux cieux, plus beaux encore que les précédents.

Une nouvelle alliance fut scellée entre Dieu et les hommes. Ce fut le premier jour du nouvel âge d’or.

On voit par là qui si une hirondelle ne fait pas le printemps, une colombe y contribue.

Nouvelle alliance- son contenu- sa philosophie- le règne de l’homme est celui de Dieu- in vino veritas- nunc est bibendum….-hips- houlà…- philosophie de la nudité.

Quelle est cette nouvelle alliance que scella Dieu avec sa créature qui ne lassait pas de l’exaspérer?

Se rappelant du triste précédent d’Abel et de Caïn, l’omniscient commença par donner tout pouvoir à l’homme sur les créatures vivantes comme sur les végétaux.

Ainsi l’homme maître, mais fils de la nature, serait-il moins désireux de tuer son prochain, de le mettre en esclavage s’il régnait sur le végétal et l’animal; on vit par la suite le succès de cette initiative, mais n’anticipons pas. Sa décision s’expliquait aussi par le conflit qui l’opposait alors à l’action intersyndicale des producteurs de nectar et d’ambroisie qui choisirent de ne plus en vendre tant que les cours n’auraient pas été revus à la hausse. Et seule une intervention divine (sans mauvais jeux de mots) pouvait infléchir la situation, d’autant que ses réserves permettaient à Dieu de tenir quelques années tout au plus, et s’il fallait partager avec la descendance, le stock serait épuisé avant la fin de l’année. C’était du moins l’avis de Zeus.

Il défendit de manger la cervelle de animaux et de boire la sang des animaux, craignant peut-être quelques orgies.

Le règne de l’homme, grâce à sa conscience, devait devenir celui de Dieu puisqu’il possédait le même pouvoir que son créateur; celui de l’égalité aussi, chacun possédant des facultés identiques.

Il se trouvait, dans l’ancien territoire de l’attique, deux près oubliés: l’un planté en ceps de vigne, l’autre recouvert de magnifique oliviers. Les achéens, vivant là, se rendirent compte que les fruits de la vigne, mangés à la fin septembre, lorsqu’ils étaient pourris, produisaient sur les animaux un effet bizarre: ceux-ci étaient plus gais. Quant à l’olivier, son fruit produisait un nectar couleur d’or qui avait un goût subtil lorsqu’il s’accommodait aux quelques mets (frugaux) qui constituaient la nourriture d’alors.

Les grecs inventèrent ainsi le vin, source (avec la femme) de tous les maux, et l’huile d’olive (symbole d’alliance avec leur Dieu). Voyant l’état lamentable de la population de l’attique: les tavernes sans cesse pleine de chants et de vins, l’alcoolisme des plus jeunes, la dépravation des femmes dans les immondes gargotes, l’odeur âcre et permanente de vomis, les gueules de bois permanentes qui ne permettent à l’homme aucun travail; voyant tout cela et le reste, Dieu demanda à Zeus d’agir. Car à cette époque Zeus commandait au territoire de l’attique. Celui-ci demanda à un de ses fils, Bacchus de voir ce qu’il pouvait faire, accompagné de Pan (qui décida pour l’occasion d’abandonner son prénom ridicule de Peter), ils choisirent de réserver l’usage du vin à certaines circonstances précises, et d’en limiter l’usage à certaines personnes: ainsi furent créées les sociétés secrètes et les bacchanales. Dieu n’accepta pas cette vision des choses, d’autant que son nouveau ministre avait décidé de faire la chasse aux accidents de chars. Au terme d’une séance agitée dans le conseil divin où les invectives allèrent loin: certains proposèrent même de destituer Dieu pour le remplacer par un chef élu (idée héritée d’un marchand révolutionnaire dont un vie prochaine assurerais le succès), Zeus obtint la souveraineté sur l’attique mais en étant entouré d’un conseil des dieux et nanti d’une mégère au doux prénom d’Athéna. Les bacchanales n’en continuèrent pas moins offrant le spectacle de la plus immonde nudité. Zeus se consola comme il put dans les bras de la belle Io, à qui il fit un coup vache.

Comme quoi il mieux vaut être nu et solitaire que vêtu et mal accompagné.

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