Mélanges

5 septembre, 2014

Retour sur Michéa

Classé dans : — Sébastien @ 16:14

Le philosophe et auteur JC Michéa a ouvert la voie à une réflexion originale sur le libéralisme. Comme toute pensée innovante, elle est difficile à classer. Elle suscite également nombre de commentaires plus ou moins bien sentis.

Loin de nous l’idée de dire que nous en avons tout compris, néanmoins nous allons essayer de faire émerger les lignes forces de cette pensée.

En préalable, il faut comprendre que cette pensée est une critique de la société libérale, clivage qui, d’après Michéa, transcende le clivage « politique » droite-gauche, et il tente parallèlement de remettre en avant du socialisme que nous dirons originel, car conforme, à la pensée et à l’esprit, de ses pères de Proudhon à Jaurès (pour faire dans les raccourcis simplificateurs).

Orwell : un survol rapide

 

La compréhension d’Orwell est un préalable à celle de Michéa. Orwell, auteur, critique et romancier anglais est peu connu en France pour ces écrits politiques, nous n’en connaissons que les romans qui traitent du totalitarisme (La ferme des animaux et 1984) et dans une moindre mesure quelques essais comme l’Hommage à la Catalogne. La pensée politique d’Orwell est assez déroutante pour un français de formation universitaire, en effet là où on s’attendrait à retrouver une réflexion « cartésienne » sur le socialisme, on découvre un auteur à la fois pragmatique (la notion de « gauche » et de « droite » ne lui sont pas familière), témoin engagé et direct de ce qu’il voit (il a partagé l’expérience des travailleurs anglais – lire le Quai de Wigan Pier – et des clochards – dont il a tiré Dans la dèche à Paris et à Londres – ou encore de la guerre, on pense ici au sublime Hommage à la Catalogne), et en dehors des systèmes de pensée et des doctrines de son temps (ne cherchez pas chez lui des références à des philosophes politiques). Politiquement, et par boutade, Orwell se serait défini comme un anarchiste tory, ce qu’on peut traduire par anarchiste conservateur, ce qui n’aide guère à le classer.

 

Orwell est un témoin et un acteur de son temps. C’est un témoin dans le sens où ses livres relatent ses expériences, mais également un acteur car ses témoignages sont la relation de l’expérience vécue (par exemple comme vagabond ou combattant, sa description des hôpitaux parisiens du début du XXème siècle est à lire absolument). Le ressenti que l’on en a est que ces expériences lui confèrent une indéniable supériorité sur les autres auteurs politiques : il sait de quoi il parle. La contrepartie, c’est qu’il n’a pas vraiment de système politique comme nous nous y attendrions, et il ne fait partie d’aucun courant de pensée.

 

Lors de ses pérégrinations, Orwell se rend compte que le peuple partage un certain nombre de valeurs communes : qu’il s’agisse d’hospitalité, d’entr’aide ou des valeurs plus conservatrice  (on dirait à droite) : il note par exemple que les peuples sont enclins à respecter des tabous, des normes morales ou des mœurs qui peuvent paraître anachroniques à un esprit politique « progressiste ». De tout cela il tire le concept de common decency – décence commune, qui pourrait être synthétisé comme les règles de vivre ensemble (sociabilité, esprit du don etc.) qui sera au centre de son œuvre. On le voit dès l’abord : ces valeurs ne sont ni de droite, ni de gauche, ni bonnes, ni mauvaises intrinsèquement. Elles existent et sont une sorte de bien commun négligé par l’organisation sociale de l’Europe depuis la révolution industrielle qui s’est basée sur l’esprit capitaliste et protestant (pour le lien entre les deux lire Max Weber). Si on devait rapprocher la pensée politique d’Orwell, c’est vers les socialistes républicains qu’il faudrait regarder : Pierre Leroux par exemple.

 

Le don – Lasch – Debord

 

Michéa a écrit plusieurs ouvrages sur Orwell, et on peut dire qu’il est à la base de sa redécouverte en France sous forme de pensée politique.

Or comme nous l’indiquions plus haut, une idée traverse l’œuvre politique orwellienne, celle de common decency. En fait, il nous semble qu’on peut rapprocher cette idée des travaux menés par Marcel Mauss sur le don[1]. En étudiant les sociétés primitives, jusqu’au droit romain primitif, Mauss s’est aperçu qu’une des formes récurrentes de la sociabilité consistait dans le « don ». Le don est défini comme une triple obligation : donner, recevoir et rendre. Cette obligation est la base de l’hospitalité – en tant qu’elle donne une base de réciprocité dans les rapports humains – et de la paix, car le don signe l’alliance entre des tribus ou des peuples. A titre individuel, cette triple obligation se retrouve dans nos rapports quotidiens, avec cette nuance que la notion de « recevoir » devient de moins en moins centrale et comprise[2]. Partant, on retrouve des articles de Michéa dans l’excellente revue du Mauss (Mouvement Anti Utilitariste en Sciences Sociales)[3].

 

Christopher Lasch est une autre figure importante qui a marqué la réflexion de Michéa. Il développe des thèmes intéressants sur l’acculturation et la destruction des cultures populaires au profit des cultures de masse. Tout cela allant dans le sens de la destruction des solidarités naturelles au profit de la société de consommation de masse. La pensée de Lasch est trop complexe et profonde pour la résumer en quelques lignes, le mieux étant de le découvrir. On trouve aisément deux ouvrages importants : Culture de masse ou culture populaire ? et La Culture du narcissisme (avec préface de Michéa justement).

 

Des guerres de religion à la seconde guerre mondiale : le « plus jamais ça »

 

L’Europe du XVIème siècle est une Europe en guerre permanente, qu’elle soit entre les Etats, ou entre les peuples. Le courant humaniste sera horrifié par ses massacres et n’aura de cesse de trouver la réponse à la question : comment stopper cette guerre ?

Ne pouvant se fier aux instincts des hommes qui ne montrent que des penchants à la destruction, faisant passer une idée au-dessus des liens familiaux, les intellectuels du temps (à partir d’Erasme et à sa suite Pascal et les jansénistes mais également Descartes) considèrent qu’il faut canaliser les intérêts des individus vers des activités pacifiques. Cette idée culminera avec l’axiome selon lequel « les vices privés sont les vertus publiques » qu’exprime Mandeville dans la Fable des Abeilles.

 

On a du mal à comprendre aujourd’hui à quel point les intellectuels du XVIème siècle qui redécouvrait l’antiquité Grecque et Romaine furent horrifiés par la barbarie qui régnait alors. Ils souhaitaient une société policée. Le libéralisme était né, il ne restait plus qu’à lui donner un corpus intellectuel, ce qui fit A. Smith au XVIIIème siècle[4].

 

La suite logique est le développement des égoïsmes. On fait appel à ce qu’il y a de moins bon à l’homme (cupidité, appas du gain etc.) pour le pousser vers la satisfaction de ses intérêts propres, en espérant le détourner ainsi des querelles partisanes qui ont ensanglantés le XVIème siècle. L’essor de la morale protestante alliée au capitalisme naissant, trouvent dans les grands espaces américains matière à s’épanouir. Le XIXème siècle serait celui de l’émancipation de l’homme : d’avec la morale, et d avec la nature par les grandes découvertes scientifiques. Ce courant sera associée au libéralisme, le fameux « laissez faire » des libéraux.

La première moitié du XXème siècle mettra à mal cette idéologie : d’abord par la crise économique qui mettra sur le carreau des millions de travailleurs, ensuite par la montée des extrémismes qui atteindra son paroxysme dans le nazisme et le stalinisme. Mais cette victoire sera à la Pyrrhus. L’horreur de la IIème guerre mondiale sera un second « plus jamais ça », et après quelques révoltes ratées (dont celle de 1968 qui failli être un second printemps des peuples), le libéralisme s’imposera définitivement après la conversion du « bloc communiste » (Chine comprise) aux doctrines libérales. Cette vision sera résumée par M. Thatcher dans le fameux TINA « There is no alternative ».

 

Tout cela conduit à une impasse dans laquelle s’enferre chaque jour davantage l’homme moderne.[5]

 

Rapide survol sur l’histoire des idées politiques à la fin du XIXème siècle

 

Il faut ici s’arrêter un moment et comprendre ce qu’est la « gauche » et l’échiquier politique au XIXème siècle. Rapide rappel historique également, les partis politiques en tant que tels n’existent pas au XIXème, il faudra attendre 1901 et la création du parti radical pour, qu’en France, naisse un parti politique dans la forme moderne que nous lui connaissons. Quatre forces politiques dominent la fin du XIXème siècle :

-                     Les monarchistes : divisés en orléanistes et légitimistes

-                     Les bonapartistes

-                     Les républicains, qui regroupement les radicaux et les modérés

-                     Les libéraux

 

Les partis républicains, au sens large, ont été confrontés à la menace d’un retour de la monarchie. Tout était prêt dans la constitution de la IIIème république pour un retour sur le trône d’Henri V (représentant la branche légitimiste), après le vote du mandat présidentiel de sept ans, dans la nuit du 20 novembre 1873, le comte de Chambord quitte la France ; les orléanistes qui ont voté la mesure estiment que c’est le délai nécessaire pour que le comte de Chambord disparaisse et qu’ils restent les seuls représentants légitimes de la monarchie[6]. Mac-Mahon est élu président et remplace le roi et la république est instaurée définitivement en France. Du moins le croit-on. Apparaît alors la figure du Général Boulanger. Le boulangisme est un phénomène complexe. Il mêle des courants politiques de droite et de gauche (selon notre perception actuelle). Résumant à lui seul la faiblesse d’une ligne de partage droite-gauche. Cette dernière tentative (si l’on excepte le début du régime de Vichy) de restaurer la monarchie se soldera par le suicide romantique du général sur la tombe de sa maîtresse. Cependant, et c’est ce qui nous intéresse, en réaction au boulangisme se crée un mouvement de ce qui deviendra la gauche moderne, sur le plus petit commun dénominateur : pas de retour à la monarchie ou au boulangisme. Ce courant associe, pêle-mêle : des radicaux, des socialistes et des républicains. Insistons sur le fait qu’il n’existe – en-dehors de la peur du césarisme – aucun lien entre tous ces courants de pensée. C’est l’affaire Dreyfus qui sera une occasion de cimenter cette nouvelle entité, mais toujours en négatif. Face à la violence du parti des partis de droite (dont Maurras et l’Action Française), la gauche s’organise autour des courants libéraux et socialistes. Tout cela donnera naissance au Parti républicain radical-socialiste en 1901 et à la SFIO en 1905. Aucun dessein politique ne se forme réellement. Les socialistes d’alors n’ont aucun rapport avec les républicains ou les radicaux, et le début du XXème est l’occasion du renouvellement de la classe politique. On sait qu’ensuite la SFIO se divisera en SFIO et SFIC (qui deviendra le parti communiste par le ralliement à la IIIème Internationale).

 

Peu à peu, et pour gagner le pouvoir, les diverses factions de la gauche vont se rassembler et 1936 fera la victoire d’un front populaire, lointain aïeul de la « gauche plurielle » dans le sens où elle rassemblera des courants hétéroclites allant des radicaux aux communistes.

 

Le radicalisme ne survivra pas à la deuxième guerre mondiale, tandis que le communisme s’alignera sur Moscou, créant une défiance des partis socialistes (qui n’en ont plus que le nom). La IIème guerre mondiale entraînera une profonde mutation des partis politiques. Et si 1946 verra le triomphe d’une forme de socialisme, les événements Algériens auront raison de la gauche qui sera tiraillée entre le rêve des lumières fondé par les radicaux et la nécessité pour les peuples de se libérer. Les positions de Mitterrand sur l’Algérie entre 1954 (où il est ministre de l’intérieur) et 1962 en sont un parfait exemple.

 

Plus près de nous, la victoire aux présidentielles de 1981 montre à quel point la gauche ne peut gagner qu’en étant unie. Toutefois cette union rassemble trop d’éléments divergents pour être viable[7].

 

Mais ce que reproche plus que tout Michéa (dont le père fut journaliste sportif à l’Humanité) à la gauche c’est son absence de programme politique. Pour lui, elle a quitté le domaine des idées et la défense d’un programme radical pour se recentrer sur des pseudos-valeurs d’ouverture, de libération des mœurs, programme qu’il nomme « libéral-libertaire ». Après 1968, la gauche n’est plus qu’un véhicule d’idées bourgeoises à la mode, d’un certain snobisme intellectuel qui donnera naissance au terme de « gauche caviar ». Michéa reproche essentiellement à cette gauche de ne plus voir le peuple, de se désintéresser de lui, pour faire une politique de centre-gauche de type social-démocrate.

 

Le parti socialiste est devenu un parti de centre-gauche. Du radicalisme, il en est revenu au républicanisme modéré (à la Thiers) sous la IIIème république.

 

Pour Michéa, le tournant est certainement à chercher dans mai 68 qui fut un accélérateur de l’acceptation du monde libéral, car sous couvert de révolution, de changement des « mœurs », les acteurs de mai 68 parvinrent surtout à diffuser de manière globale le modèle de consommation. La société capitaliste de consommation ne peut fonctionner que si aucune solidarité, aucun tabou sur la consommation n’existe. Les meilleurs exemples sont le développement de la prostitution et de la drogue. Dans les deux cas, jusqu’en 68, il s’agissait en actes qu’on avait du mal à assumer et que la société réprouvait, ce qui constituait un frein à son expansion dans les classes populaires ; or les slogans de mai 68 ont fait exploser tous ces carcans, livrant ces activités au développement et à leur intégration dans la société de consommation[8]. Il n’est qu’à voir comment les tenants de mai 68 (à commencer par Cohn-Bendit ou Serge July) se sont montrés aisément solubles dans la société de consommation, laudateurs du mythe de la croissance illimitée comme source du bonheur individuel et de l’acceptation de la consommation comme source de progrès (couplés au nécessaire progrès technique). Extrait d’une interview de Michéa au webzine A Contretemps[9] :

 

« L’essentiel c’est de voir que c’est précisément cette réduction du capitalisme – ou, si vous préférez, du libéralisme – à un simple mode d’organisation de l’économie qui explique la plupart des mésaventures de la gauche et de l’extrême gauche contemporaines. Celles-ci, en effet, sont devenues globalement incapables de comprendre que le système capitaliste développé s’effondrerait d’un seul coup si les individus n’intériorisaient pas en masse, et à chaque instant, l’imaginaire de la croissance illimitée, du progrès technologique et de la consommation comme manière de vivre et fondement de l’image de soi. En dehors de quelques mouvements encore marginaux […] on aurait effectivement le plus grand mal à trouver dans les combats de la gauche actuelle la moindre trace d’une remise en question un peu sérieuse de ce que Debord avait appelé naguère la « société du spectacle ». »

 

Une fois la libération des mœurs enclenchée, la gauche s’y est jetée tête baissée, et n’a eu de cesse de se trouver sans cesse de nouvelles causes et de nouvelles mœurs à débrider (c’est la raison de leur soutien actuel du mariage des homosexuels).

 

La seule base politique qu’il leur restait était la défense des droits de l’homme, ou de la conception que s’en fait la gauche moderne. Or comme l’a montré admirablement Marcel Gauchet, les droits de l’homme ne sauraient constituer une politique[10]. Ceci constitue néanmoins la base de l’idéologie des bons sentiments de la gauche, et de sa croyance en une supériorité métaphysique sur la droite.

 

Dès lors comment comprendre la pensée de Michéa et qu’apporte-t-elle de nouveau ?

 

Pour Michéa, la gauche s’est convertie à la doctrine libérale. Elle est la seconde face du Janus libéral moderne. L’une des faces regarde à droite et vise le libéralisme économique, et l’autre regarde à gauche et vise le libéralisme des mœurs. Influencée par Deleuze notamment, la gauche pense qu’elle peut prendre le capitalisme de vitesse en le doublant par sur sa gauche et en le débordant par la libération totale des mœurs, des peuples, des frontières etc. ceci conduit naturellement la gauche à prendre la défense des minorités agissantes et voulant toujours plus de liberté. Cette forme de libertarisme est une erreur de la gauche et singulièrement des socialistes qui se détournent du peuple pour se concentrer toujours plus sur les minorités qu’elle considère dépourvue de liberté et qu’elle entend défendre pour prouver son avance dans les bons sentiments.

 

 

 

Voici un rapide tour d’horizon de ce que nous avons compris de la pensée philosophique de l’ami Michéa, nous ne prétendons ni à l’exhaustivité, ni à la compréhension globale de son œuvre, mais nous voulions le sortir des stéréotypes qui veulent en faire une sorte de penseur de droite ; et pour conclure une citation de la longue interview qu’il a accordée au webzine A contretemps et qui éclairera je pense sur son analyse politique :

 

« […] Il est clair que ni l’exploitation ni l’aliénation n’ont disparu. En réalité, elles se sont même renforcées, bien que ce ne soit pas toujours sous les formes que Marx avait prévues. Si je ne suis plus marxiste, l’ami Karl occupe donc toujours une place importante dans ma bibliothèque, aux côtés des philosophes classiques que j’ai cités [NDA : Spinoza, Hegel, Pascal, Nietzsche] ou d’auteurs contemporains, comme Castoriadis, Pierre Clastres, Debord et quelques autres.[11] »

 


[1] Voir notamment Marcel Mauss, Sociologie et anthropologie, PUF, 1950

[2] Il n’est que de voir la tronche que font les gamins quand un jouet ne leur plaît pas à Noël, ou de ceux qui revendent leurs cadeaux sur e-bay.

[4] « On voit donc que, derrière la manière moderne d’envisager la politique, il y a avant tout l’idée profondément pessimiste – et dont la première formulation remonte aux théories luthériennes du péché et de la chute –, selon laquelle l’homme est par nature un être misérable dont la conduite ne connaît que deux ressorts possibles : la vanité et l’amour-propre d’un côté, l’intérêt égoïste de l’autre. » Michéa interview A contretemps : http://acontretemps.org/spip.php?article217

[5] Cette thèse est défendue dans l’Empire du moindre mal de manière évidemment beaucoup plus subtile et étayée.

[6] C’est la base du fameux « septennat » présidentiel.

[7] Petite digression : la victoire de Hollande en 2012 est la seule qui soit obtenue par une seule composante de la gauche, véritable exploit Sarkozyen !

[8] La pensée de Guy Debord  à propos de la société de spectacle se comprend à l’aune de ce changement. « Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images. » proposition n°4 de la société de spectacle

[10]Pour avoir une idée sommaire de cette pensée : http://gauchet.blogspot.fr/2007/08/les-droits-de-lhomme-peuvent-ils-fonder.html, pour ceux qui veulent aller plus loin : Marcel Gauchet, La démocratie contre elle-même, Paris, Gallimard, 2002, 385 p.

[11] http://acontretemps.org/spip.php?article217

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